Ensemble pour lutter contre les discriminations

Depuis trois ans, ifac dédie sa campagne du mois de mars aux luttes contre les discriminations : lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine LGBT et pour l’égalité femme-homme. Débats, ateliers pédagogiques : l’ensemble des équipes sur nos territoires ont su s’investir en faveur de l’unité et de l’égalité.

Face à une actualité qui ne cesse de rapporter des faits violents de haine raciste, homophobe, sexiste, nous avons comme devoir de nous engager dans cette lutte. Discriminer, ce sont aussi de petites phrases anodines au premier abord mais qui peu à peu abiment, blessent et humilient. Stop, aux « trop » ou « pas assez », chacun a le droit d’être accepté et respecté comme il est.

Définir la discrimination

Selon Véronique De Rudder (chercheure à l’URMIS/Paris 7), la discrimination se définit par le fait de refuser aux individus ou aux groupes l’égalité de traitement qu’ils sont en droit d’obtenir. [1]

La discrimination est un processus qui vise à rejeter une personne ou un groupe selon différents critères. La discrimination résulte d’un schéma de représentations (stéréotypes, préjugés, idéologies) mis en pratique (stigmatisation, mise à l’écart, exclusion).

Aujourd’hui, 24 critères sont répréhensibles par la loi :

1 – Origine

2- Sexe

3- Situation de famille

4- Grossesse

5- Apparence physique

6- Patronyme

7- Etat de santé

8 - Perte d’autonomie

9 - Handicap

10- Caractéristiques génétiques

11- Mœurs

12- Orientation sexuelle

13 – Identité sexuelle

14- Opinions politiques

15- Activités syndicales

16- Appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée à une ethnie

17- Appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée à une nation

18- Appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée à une race

19 - Appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée à une religion

20 – Lieu de résidence

21 - Domiciliation bancaire

22 - Opinions philosophiques

23 - Capacité à s’exprimer dans une langue étrangère (autre que le français)

24 - Situation économique

Le principe d’égalité : un droit et un devoir fondamental pour de jeunes citoyens

La citoyenneté nécessite des rapports sociaux de qualité ainsi que des cadres institutionnels clairs et structurants. La qualité de la relation sociale se joue autant dans le civisme (les relations entre individus et institutions), dans la civilité (relations interpersonnelles) que dans le respect de chacun de ses droits et de ses obligations. Il convient, dès lors, de développer chez l’enfant, le jeune et l’adulte la notion d’égalité qui régit notre société, afin qu’il devienne un acteur responsable et tolérant. Le respect des personnes, l’écoute des autres, l’appréciation des différences sont des sources d’enrichissement mutuel et des préalables à l’esprit d’entraide et à l’idée de partage. [2]

Ce sont sur ces fondements éthiques et pédagogiques que nos équipes d’animation agissent auprès des publics. Elles se doivent d’accompagner l’enfant, le jeune dans sa structuration personnelle mais aussi au sein du corps social. Ce sont les ressources humaines et les capacités de création d’initiative, d’attention, d’encadrement, d’écoute, d’adaptation, de compréhension, de disponibilité qui sont les qualités primordiales de l’investissement de nos équipes d’animation dans ce projet.

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Lutte contre les discriminations : sensibiliser et partager nos pratiques entre professionnels

La lutte contre les discriminations nous concerne tous. Contraires à la loi et au principe d’égalité qui régit notre société, nuisibles à la cohésion sociale, destructrices pour ceux qui les subissent, c’est l’ensemble du corps social et des institutions, des acteurs de terrain, qui doivent se saisir du sujet pour mieux combattre les discriminations.

Afin de mener de solides actions éducatives sur le sujet, les acteurs de terrain ont besoin d’outils et de ressources. Des outils nécessaires pour sensibiliser les enfants, les jeunes, les usagers de nos centres sociaux et espaces d’animation mais également pour échanger entre professionnels sur ces pratiques, sur des cas déjà rencontrés.

Il est parfois difficile d’identifier des situations de discrimination et plus encore de savoir comment réagir lorsque nous y sommes confrontés. Les acteurs jeunesse jouent alors un rôle essentiel pour aider les jeunes à s’exprimer et à agir le cas échant (exemple : le recours au défenseur des droits).

Le photolangage pour parler des discriminations

Ifac met à disposition de ses équipes et de ses usagers un photolangage pour libérer la parole sur les discriminations et les expériences vécues par les enfants et les adultes.

Afin de répondre aux spécificités des structures et des tranches d’âges, nous nous sommes appuyés sur les critères légaux de discrimination. Ce sont ces critères que vous retrouverez sur les images. Au dos, une courte définition vous aide à définir le sujet avec le public.

Parce que parler des discriminations peut être est un sujet sensible et complexe, nous avons fait le choix d’utiliser le photo-discussion pour libérer la parole, explorer la notion, partager sa conception, forger son avis. A travers une approche ludique et collective, on apprend à définir ensemble la discrimination et à détecter ses illustrations dans le quotidien.

Télécharger le photolangage et la fiche d’accompagnement  :

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du 21 au 28 mars  : semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme 2021 

#TOUSUNISCONTRELAHAINE 

Ifac s’associe à la DILCRAH pour l’édition 2021 de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme initiée.

Suivez l’actualité de nos structures tout au long du mois de mars sur facebook  : @ifac.asso.fr et instagram  : @ifac_asso

[1Prévenir et lutter contre les discriminations et les rapports de domination, agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, juillet 2014.

[2Projet associatif d’ifac

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